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Plant Framboisier Nain Rubus Idaeus Baby Dwarf® - Godet 9 Cm

Plant Framboisier Nain Rubus Idaeus Baby Dwarf® - Godet 9 Cm

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Plant Framboisier Nain Rubus Idaeus Baby Dwarf® - Godet 9 Cm

Marché Français des Framboisiers en 2025

Selon les données du CTIFL, malgré une production nationale de framboises atteignant 6 300 tonnes en 2024, la France ne couvre qu'une fraction de sa consommation, laissant une large part aux importations. Cette situation, combinée à une demande croissante et à des opportunités d'innovation, offre un potentiel significatif pour les maraîchers souhaitant diversifier leurs cultures et répondre aux défis du marché.

 

Framboisier et framboises

Le framboisier (Rubus idaeus) est un arbrisseau de la famille des Rosacées, originaire d'Europe et d'Asie tempérée. Il forme des touffes de rameaux dressés pouvant atteindre 1 à 2 mètres de hauteur, avec des tiges bisannuelles armées de petits aiguillons. La framboise, son fruit, est composée de petites drupes juteuses qui se détachent facilement du réceptacle à maturité.

En France, les framboises sont principalement commercialisées pour la consommation en frais, avec une demande croissante des consommateurs. Elles sont également utilisées dans l'industrie agroalimentaire pour la confection de confitures, de sirops, et comme ingrédient dans les produits laitiers et la pâtisserie. La production française, estimée à 4 500 tonnes par an, ne satisfait que 15% de la consommation nationale, offrant ainsi des opportunités de développement pour les producteurs locaux face aux importations.

 

Évolution du marché framboisier

Le marché français des framboises a connu une croissance significative ces dernières années, tant en conventionnel qu'en bio. Les surfaces cultivées en framboises conventionnelles ont augmenté, atteignant 675 hectares en 2023, avec une production nationale en hausse de 5,5% pour atteindre 6 300 tonnes. Cette progression reflète une demande croissante des consommateurs français pour ce fruit.

Dans le secteur bio, malgré une tendance générale à la baisse des surfaces en conversion pour les fruits (-37% en 2023), les petits fruits, dont la framboise, ont montré une résilience particulière. Les surfaces de fruits biologiques ont augmenté de 11% entre 2020 et 2021, avec une progression notable de 4% pour les fruits à pépins et à noyau. Cependant, le marché bio fait face à des défis, notamment une baisse des surfaces en conversion, ce qui pourrait impacter la croissance future du secteur.

 

Marché actuel des framboises

Le marché français de la framboise connaît une dynamique positive, avec une production nationale en hausse de 5,5% atteignant 6 300 tonnes en 2024. Le secteur conventionnel domine, représentant environ 470 hectares sur les 600 hectares totaux cultivés. Côté bio, malgré un ralentissement général du marché, les petits fruits résistent mieux, avec 130 hectares de framboises biologiques. Les tendances observées incluent :

  • Une demande croissante des consommateurs, notamment pour les framboises fraîches
  • Une pression concurrentielle des importations, en particulier du Portugal
  • Un intérêt grandissant pour les variétés remontantes et les techniques de culture hors-sol
  • Une légère baisse des prix due à l'augmentation de l'offre dans certains secteurs

Malgré ces défis, le marché de la framboise française offre des opportunités de développement, notamment en raison du taux d'auto-approvisionnement de 86% laissant une marge de progression.

 

Régions productrices de framboises

Les principales régions productrices de framboises en France sont Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne. La Dordogne est également reconnue pour sa production framboisière. Ces régions offrent des conditions climatiques idéales avec des étés chauds et des sols bien drainés, favorisant une production de haute qualité.

Les framboisiers s'adaptent à divers types de sols, mais préfèrent les terrains légers, riches en humus et légèrement acides. Ils nécessitent une exposition ensoleillée ou légèrement ombragée. Dans les zones sujettes aux gelées printanières, les producteurs privilégient souvent les variétés remontantes et les emplacements exposés au sud. La Basse-Saxe, par exemple, a réussi à prolonger sa saison de récolte de mai à septembre grâce à de nouvelles méthodes de culture, une approche qui pourrait inspirer d'autres régions françaises pour optimiser leur production.

 

Techniques de culture framboisier

Les principales variétés de framboisiers cultivées en France incluent 'Tulameen', 'Heritage', 'Polana' et 'Festival'. Ces variétés sont appréciées pour leur productivité et leur adaptation aux conditions locales.

Exigences agronomiques :

  • Sol : léger, profond, bien drainé, pH 5,6-6,2, riche en matière organique
  • Climat : tempéré froid, température optimale 20-22°C
  • Irrigation : système goutte-à-goutte recommandé, besoins élevés et réguliers
  • Densité : 1,10 m entre plants, 2-3 m entre rangs

Les rendements moyens en conventionnel sont d'environ 3800 kg/ha, contre 3550 kg/ha en bio. L'entrée en production se fait 1-3 ans après plantation selon la variété. Une plantation bien entretenue peut produire pendant 10-20 ans, avec un renouvellement recommandé tous 7-12 ans pour une production optimale.

 

Importations et concurrence internationale

La France occupe une position modeste sur le marché international de la framboise, avec une production nationale d'environ 6 300 tonnes en 2024. Cette production ne couvre que 14% de la consommation française, le pays étant fortement dépendant des importations.

Les importations françaises de framboises ont considérablement augmenté ces dernières années, atteignant près de 25 000 tonnes, soit 86% des framboises consommées dans le pays. Les principaux fournisseurs sont l'Espagne (32% des volumes), le Portugal (29%) et le Maroc (22%). Cette concurrence étrangère exerce une pression significative sur les producteurs français, notamment en termes de prix et de disponibilité tout au long de l'année. Cependant, elle stimule également l'innovation et l'amélioration de la qualité des framboises françaises pour se démarquer sur le marché national.

 

Opportunités pour producteurs français

Le marché français de la framboise offre des opportunités significatives pour les producteurs, tant en conventionnel qu'en bio. Dans le secteur conventionnel, la demande croissante des consommateurs, avec une augmentation annuelle moyenne de 9,8% des achats entre 2016 et 2021, crée un potentiel de développement important. Les producteurs peuvent se diversifier en intégrant la culture de framboises à leur exploitation, notamment les producteurs de fraises qui bénéficient déjà d'une expertise dans les petits fruits. Les débouchés industriels, tels que la transformation pour les confitures et les produits laitiers, offrent également des perspectives de croissance.

Pour le marché bio, malgré un ralentissement général, les petits fruits comme la framboise résistent mieux. Les producteurs peuvent bénéficier d'aides institutionnelles pour la conversion et le maintien en agriculture biologique. La demande des consommateurs pour des produits locaux et durables est en hausse, comme en témoigne l'augmentation de 7,2% des ventes dans les magasins bio spécialisés au premier trimestre 2024. Les producteurs bio peuvent également exploiter des canaux de commercialisation spécifiques tels que les marchés en ligne et les paniers biologiques, répondant ainsi à une demande croissante pour des produits frais et de qualité.

 

Rentabilité et aides financières

La production de framboises présente des différences significatives entre le mode conventionnel et biologique. En conventionnel, les rendements moyens sont de 8 à 12 tonnes par hectare, contre 6 à 8 tonnes en bio. Cette différence s'explique par des contraintes spécifiques à l'agriculture biologique, notamment en termes de gestion des ravageurs et des maladies.

Les coûts de production sont généralement plus élevés en bio, avec des produits 20 à 30% plus chers que leurs équivalents conventionnels. Cependant, la rentabilité peut être améliorée grâce à des prix de vente plus élevés pour les framboises biologiques. Les agriculteurs peuvent bénéficier de diverses aides financières, notamment l'aide à la conversion à l'agriculture biologique (CAB) de 350 euros par hectare pour les cultures annuelles. De plus, un nouveau plan de soutien à l'agriculture biologique de 90 millions d'euros a été annoncé, offrant une aide plafonnée à 30 000 euros par exploitation, portée à 40 000 euros pour les jeunes agriculteurs. Ces dispositifs visent à soutenir la transition vers une agriculture plus durable et à atteindre l'objectif de 18% de la surface agricole en bio d'ici 2027.

 

Défis du marché framboisier

La production de framboises en France fait face à plusieurs défis majeurs. Sur le marché conventionnel, la concurrence des importations, notamment du Portugal et de l'Espagne, exerce une pression significative sur les prix. Les producteurs doivent également composer avec des risques phytosanitaires importants, tels que la drosophile suzukii et le botrytis, qui peuvent causer d'importantes pertes de récolte. La volatilité des prix, influencée par les fluctuations de l'offre et de la demande, représente un défi supplémentaire pour la rentabilité des exploitations.

Dans le secteur biologique, les contraintes sont accentuées par une réglementation stricte limitant l'utilisation de certains produits phytosanitaires. Les coûts de production plus élevés, notamment en main-d'œuvre qui représente jusqu'à 70% du coût total, réduisent la compétitivité face aux importations. De plus, la concurrence accrue sur le marché bio, avec une multiplication des labels et une perte de confiance des consommateurs, complique la différenciation des produits français. Ces défis nécessitent une adaptation constante des pratiques culturales et des stratégies commerciales pour maintenir la viabilité économique des exploitations framboisières françaises.

 

Innovations et perspectives futures

Le secteur de la framboise en France connaît une dynamique d'innovation prometteuse. Des recherches sont en cours pour développer des variétés plus résistantes aux maladies et adaptées aux conditions climatiques changeantes. L'intégration de pratiques agroécologiques, comme la sélection participative et la gestion dynamique des populations, gagne du terrain, permettant une meilleure adaptation locale des variétés. Ces approches pourraient améliorer la résilience et la durabilité des cultures de framboises.

À moyen terme, le marché de la framboise devrait connaître une croissance significative, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) estimé à 21,73% entre 2025 et 2032. Cette croissance sera probablement stimulée par la demande croissante de produits alimentaires naturels et fonctionnels, ainsi que par l'expansion des applications dans l'industrie alimentaire et des boissons. L'adoption de technologies innovantes de transformation, telles que la lyophilisation, et la demande croissante de framboises biologiques devraient également façonner l'avenir du marché.

 

Recommandations aux maraîchers

La culture du framboisier présente des opportunités intéressantes pour les maraîchers français, mais nécessite une réflexion approfondie avant de se lancer.

Avantages :

  • Forte demande du marché français, avec un potentiel de croissance
  • Possibilité de diversification des revenus
  • Valeur ajoutée élevée, notamment en bio et en circuits courts
  • Techniques de culture innovantes permettant d'optimiser la production

Inconvénients :

  • Investissement initial important (palissage, irrigation)
  • Culture exigeante en main-d'œuvre, surtout pour la récolte
  • Sensibilité aux maladies et ravageurs
  • Concurrence des importations

Recommandations :

  • Évaluer soigneusement les ressources disponibles (main-d'œuvre, irrigation, investissement)
  • Privilégier les variétés adaptées au terroir et résistantes aux maladies
  • Envisager la culture sous abri pour prolonger la saison et améliorer la qualité
  • Développer des circuits de commercialisation courts pour maximiser la valeur ajoutée
  • Se former aux techniques spécifiques de conduite du framboisier
  • Considérer la certification bio pour répondre à la demande croissante

Une approche progressive, en commençant par une petite surface, permettra de tester la viabilité de cette culture avant un éventuel développement à plus grande échelle.

 

Fournisseurs de plants framboisiers

Pour les maraîchers professionnels à la recherche de plants de framboisiers de qualité ou de conseils pour implanter une nouvelle parcelle, deux fournisseurs spécialisés se démarquent sur le marché français :

Bairiverse (https://plantspetitsfruits.com/) propose une large gamme de plants de petits fruits, dont des framboisiers, adaptés aux besoins des professionnels. Leur offre comprend des plants en mini-mottes, godets, pots et racines nues, disponibles en versions biologique et conventionnelle. Avec une livraison sous 15 jours partout en France, Bairiverse s'engage à fournir des plants de qualité issus de producteurs sélectionnés pour leur sérieux.

Econome à Légumes (https://economealegumes.fr/) se positionne comme un négociant en plants et matériel végétal offrant des prix producteurs attractifs. Leur équipe commerciale réactive peut vous accompagner dans le choix des variétés adaptées à votre projet et vous conseiller sur les itinéraires techniques optimaux pour la culture du framboisier. Ils proposent également des livraisons directement sur votre exploitation, facilitant ainsi la mise en place de votre parcelle.

Marché Français des Petits-Fruits en 2025

Le marché des petits fruits en France offre en 2025 des opportunités prometteuses pour les maraîchers, grâce à une demande croissante pour ces fruits prisés, tant en frais qu'en produits transformés. Malgré des défis liés aux aléas climatiques, à la concurrence internationale et aux coûts de production, les producteurs peuvent tirer parti des spécificités régionales, des aides financières et des innovations variétales pour développer cette filière à forte valeur ajoutée, particulièrement en bio et en circuits courts.

 

Présentation et usages commerciaux

Les petits fruits rouges regroupent diverses espèces comme les framboisiers, groseilliers, cassissiers et myrtilliers. Ce sont généralement des arbustes ou arbrisseaux produisant des baies comestibles appréciées pour leur goût et leurs qualités nutritionnelles. Leurs principaux usages commerciaux en France sont :

  • La vente en frais sur les marchés et en grande distribution, très demandée en saison estivale
  • La transformation en confitures, coulis, sirops et autres produits dérivés
  • L'utilisation en pâtisserie et en restauration
  • La vente directe à la ferme et en circuits courts, valorisant la production locale
  • L'approvisionnement de l'industrie agroalimentaire (yaourts, desserts, etc.)

Ces fruits bénéficient d'une image positive auprès des consommateurs, associée au plaisir gustatif et aux bienfaits pour la santé. Leur culture permet de valoriser de petites surfaces agricoles, offrant des opportunités intéressantes pour les maraîchers.

 

Évolution récente du marché

Le marché français des petits fruits a connu une évolution contrastée ces dernières années. Pour le marché conventionnel, on observe une légère hausse des surfaces cultivées, notamment en Bourgogne-Franche-Comté qui représente 44% de la production nationale de cassis. Cependant, les volumes ont fluctué en raison des aléas climatiques. Concernant le bio, malgré une tendance générale à la baisse des surfaces en conversion (-28% en 2022), la filière des petits fruits bio a mieux résisté grâce à une demande soutenue. Les surfaces certifiées bio ont progressé de 8%, reflétant l'intérêt croissant des consommateurs pour les produits biologiques locaux.

  • Marché conventionnel : Légère hausse des surfaces, volumes variables
  • Marché bio : Progression des surfaces certifiées (+8%), baisse des conversions
  • Demande croissante pour les produits locaux et biologiques
  • Parts de marché des fruits et légumes bio stables à 6,7% en volume et 7,9% en valeur en 2024
  • Recul moins marqué des achats en volume pour les fruits et légumes bio par rapport au conventionnel

 

État du marché actuel

Le marché français des petits fruits présente actuellement une dynamique contrastée. Pour le marché conventionnel, les surfaces cultivées restent stables, avec une légère tendance à la hausse pour certaines espèces comme la fraise. Les volumes produits fluctuent en fonction des conditions climatiques, mais on observe une demande croissante pour les fruits tropicaux comme l'avocat, dont la consommation a atteint 150 000 tonnes en 2023. Le marché bio, quant à lui, connaît un ralentissement après des années de forte croissance. Les surfaces certifiées bio pour les fruits frais représentent 30 269 ha en 2022, avec une baisse notable des conversions (-23%). Malgré ce recul, le bio représente toujours 27% de la surface agricole utile fruitière française, témoignant d'une filière résiliente face aux défis économiques actuels.

  • Conventionnel : Stabilité des surfaces, demande croissante pour certains fruits exotiques
  • Bio : 30 269 ha certifiés, ralentissement des conversions mais maintien d'une part importante (27% de la SAU fruitière)
  • Tendance générale : Baisse des volumes achetés (-10% en bio, -6% en conventionnel), mais hausse du panier moyen

 

Régions et terroirs producteurs

La production de petits fruits en France se concentre dans plusieurs régions clés, chacune ayant ses spécificités :

  • Hauts-de-France : Première région productrice de groseilles (27% des surfaces nationales). L'Aisne est spécialisée dans la framboise, l'Oise dans le cassis, et le Nord-Pas-de-Calais dans la fraise.
  • Rhône-Alpes : Principal bassin de production pour la framboise et la groseille.
  • Bourgogne : Importante pour la culture du cassis, notamment dans les communes d'Arcenant, Echevronne, Fussey.
  • Val de Loire : Production diversifiée, incluant myrtilles, framboises et groseilles.
  • Aquitaine et Limousin : Zones majeures pour la myrtille.

Les spécificités régionales favorables incluent :

  • Sols acides à neutres, bien drainés pour la plupart des petits fruits.
  • Climat tempéré avec un bon ensoleillement, crucial pour le développement des arômes.
  • Altitude (ex : 900m en moyenne dans le Velay) permettant un désaisonnement de la production.

Ces conditions variées permettent à la France de cultiver une large gamme de petits fruits, adaptés aux terroirs locaux.

 

Exigences culturales et variétés

Les petits fruits requièrent des conditions de culture spécifiques pour une production optimale. Les principales variétés cultivées en France incluent la Gariguette et la Mariguette pour les fraises, ainsi que le Patriot pour les bleuets. Ces fruits préfèrent généralement des sols bien drainés, riches en matière organique, avec un pH légèrement acide à neutre (5,5-7,0). L'irrigation est cruciale, notamment pour les fraises et framboises, avec un système de goutte-à-goutte recommandé. La densité de plantation varie selon l'espèce : 30 cm entre les plants pour les fraisiers, 100-150 cm pour les bleuetiers. Les rendements en bio sont généralement inférieurs de 20-30% par rapport au conventionnel. La plupart des petits fruits entrent en production 1-2 ans après la plantation et restent productifs pendant 5-10 ans, selon l'espèce et les soins apportés.

 

Commerce extérieur et concurrence

La France occupe une position modeste sur le marché international des petits fruits, avec une production insuffisante pour répondre à la demande nationale. Les importations jouent un rôle crucial, notamment pour la framboise et la myrtille où seulement 15% de la consommation est couverte par la production française. Les principaux fournisseurs sont l'Espagne, le Pérou, le Chili et le Mexique, dont la part combinée atteint 51,4% des importations de petits fruits frais. Cette dépendance aux importations exerce une pression concurrentielle sur les producteurs français, notamment en termes de prix, l'Espagne produisant par exemple des tomates à 1 euro de moins par kilo. Cependant, cette situation offre également des opportunités pour le développement de la production locale, notamment en circuits courts et en bio, pour répondre à la demande croissante de produits français de qualité.

 

Opportunités de développement

Le marché français des petits fruits offre des opportunités significatives pour les producteurs locaux, tant en conventionnel qu'en bio. Pour le marché conventionnel, la diversification vers les petits fruits représente une stratégie de croissance prometteuse, permettant d'exploiter de nouveaux segments et de réduire les risques liés à une production unique. Les importations croissantes de framboises (+100%), mûres (+150%) et myrtilles (+500%) en dix ans révèlent un potentiel de développement important pour la production nationale.

Dans le secteur bio, malgré un ralentissement récent, les opportunités restent nombreuses. Les aides institutionnelles, comme le programme "Ambition bio 2017", visent à doubler les surfaces en agriculture biologique. La demande des consommateurs pour des produits bio locaux et traçables reste forte, offrant des débouchés en circuits courts, GMS et transformation artisanale. Les producteurs peuvent bénéficier d'aides à l'investissement auprès de divers organismes comme les Conseils Régionaux ou FranceAgriMer pour développer leurs projets bio.

 

Rentabilité et aides financières

La production de petits fruits en bio présente des coûts de production supérieurs d'environ 20 à 30% par rapport au conventionnel, principalement en raison des charges de main-d'œuvre plus élevées et des rendements généralement plus faibles. Cependant, les prix de vente des petits fruits bio sont en moyenne 44% plus élevés que leurs équivalents conventionnels, ce qui permet de compenser ces surcoûts. La rentabilité potentielle reste attractive, avec des marges brutes pouvant atteindre 15 000 à 20 000 €/ha pour certaines espèces comme la framboise ou la myrtille, comparativement à des cultures alternatives comme les céréales.

Pour soutenir cette filière, plusieurs dispositifs d'aide sont disponibles. L'aide à la conversion (CAB) et l'aide au maintien (MAB) offrent un soutien financier aux producteurs bio, avec des montants variant selon les cultures. Le crédit d'impôt bio, revalorisé à 3 500 €, est également accessible aux exploitations réalisant plus de 40% de leurs recettes en bio. De plus, un fonds de soutien exceptionnel de 105 millions d'euros a été mis en place en 2024 pour aider les exploitations bio ayant subi des pertes économiques, démontrant l'engagement des pouvoirs publics envers cette filière prometteuse.

 

Défis et risques sectoriels

Le marché des petits fruits, tant conventionnel que biologique, fait face à des défis importants. En conventionnel, la concurrence internationale, notamment de la Pologne, exerce une forte pression sur les prix. Les aléas climatiques peuvent entraîner des pertes de production allant de 30 à 70% selon les parcelles, tandis que les risques phytosanitaires s'accentuent avec un nombre limité de produits homologués. De plus, la présence de résidus de pesticides dans plus de 70% des fruits conventionnels soulève des inquiétudes chez les consommateurs.

Pour le marché bio, les contraintes principales sont liées aux coûts de production élevés, résultant d'un mode de culture plus exigeant en main-d'œuvre. La réglementation stricte implique des contrôles réguliers et des certifications coûteuses. La concurrence s'intensifie sur le marché bio, avec une offre qui augmente plus rapidement que la demande, exerçant une pression à la baisse sur les prix. Les petits fruits bio coûtent 30% à 50% plus cher que leurs équivalents conventionnels, ce qui peut freiner leur adoption par les consommateurs.

 

Innovations et perspectives futures

Le secteur des petits fruits en France connaît une dynamique d'innovation prometteuse. La recherche se concentre sur le développement de variétés plus résistantes aux maladies et adaptées au changement climatique, comme la framboise remontante Kwanza ou la myrtille Sekoya Pop. Les pratiques agroécologiques gagnent du terrain, avec l'adoption croissante de techniques comme la gestion dynamique des populations et la sélection participative, permettant une meilleure adaptation locale des variétés.

À l'horizon 2030, le marché devrait connaître une croissance soutenue, portée par l'évolution des habitudes alimentaires et la demande croissante pour des produits sains et locaux. L'objectif de certaines marques, comme Pink Lady, d'atteindre 100 millions de consommateurs européens annuels d'ici 2030 illustre ce potentiel. L'intégration de technologies avancées, telles que la nanotechnologie et l'agriculture de précision, devrait également révolutionner les pratiques culturales, améliorant les rendements et la qualité des fruits.

 

Recommandations aux maraîchers

La culture des petits fruits offre des opportunités intéressantes pour les maraîchers français, mais nécessite une réflexion approfondie avant de se lancer. Les avantages incluent une demande croissante, des marges potentiellement élevées et la possibilité de diversifier la production. Cependant, cette culture présente des défis tels que des coûts d'installation élevés, une sensibilité aux aléas climatiques et une concurrence internationale accrue.

Pour une décision éclairée, voici quelques recommandations :

  • Évaluez soigneusement votre terrain et vos ressources en eau, essentiels pour la réussite de ces cultures.
  • Commencez à petite échelle pour tester différentes variétés et techniques avant d'investir massivement.
  • Privilégiez les circuits courts et la vente directe pour maximiser les marges.
  • Envisagez la certification bio pour répondre à la demande croissante de produits locaux et biologiques.
  • Formez-vous aux techniques spécifiques de culture et de gestion des maladies pour ces fruits délicats.
  • Explorez les aides financières disponibles pour l'installation et la conversion bio.

En adoptant une approche progressive et en vous appuyant sur les ressources locales et les aides disponibles, l'intégration des petits fruits peut devenir un atout majeur pour votre exploitation maraîchère.

 

Fournisseurs et conseils spécialisés

Pour les maraîchers professionnels à la recherche de plants de petits fruits de qualité ou de conseils pour l'implantation d'une parcelle, deux fournisseurs spécialisés se démarquent sur le marché français :

  • Bairiverse (https://plantspetitsfruits.com/) : Fournisseur grossiste proposant une large gamme de plants de petits fruits en formats variés (mini-mottes, godets, pots). Ils offrent des plants bio et conventionnels, avec un service commercial réactif et une livraison rapide partout en France.
  • Econome à Légumes (https://economealegumes.fr/) : Négociant en plants et matériel végétal, proposant des prix producteurs et une livraison directe sur exploitation. Ils fournissent des plants bio et conventionnels, avec un focus sur la qualité et le service client.

Ces deux entreprises offrent non seulement des plants de qualité, mais aussi un accompagnement technique personnalisé, des conseils sur le choix des variétés et des itinéraires culturaux adaptés à votre projet. Leur expertise peut s'avérer précieuse pour optimiser votre production de petits fruits.

Livraisons chez Bairiverse : Comment ça fonctionne ?

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Modes de livraison

Carton messagerie — pour les commandes de petite à moyenne taille. Vos plants sont emballés dans des cartons renforcés et expédiés via un transporteur messagerie. Le conditionnement est adapté à la nature du matériel végétal pour garantir l'intégrité des plants à réception.

Palette — pour les volumes importants. Chaque palette est filmée, calée et étiquetée par lot. Ce mode est recommandé pour les implantations d'envergure et les commandes groupées.

Le mode de transport (messagerie standard ou solution frigorifique) est sélectionné en fonction de la nature du végétal, des conditions météorologiques et du parcours. À défaut d'instructions précises de votre part, le mode d'expédition est choisi par la SARL Négo-Agro selon les usages habituels du marché.

Le vendeur se réserve le droit de diviser une commande en plusieurs livraisons pour cause légitime. Le client en est informé dès que possible.


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